Dimanche 6 avril 2008

Le christianisme, responsable de la crise écologique ?

Diverses réflexions sur l’écologie, l’écologisme, et La « responsabilité » du christianisme dans la crise écologique .

Un thème récurrent, et une accusation fréquemment reprises ces dernières années, en train d’être malheureusement admise de manière plus ou moins consciente par nos contemporains.

La « crise écologique » ?.

Rappel sur le mot « écologie » : écologie est la science des rapports des êtres vivants entre eux et avec leur milieu. Ce n’est pas une idéologie. C’est une science au carrefour de plusieurs autres sciences. Ce qu’on appelle crise écologique rassemble les problèmes concernant l’environnement, la nature l’air, l’eau, la terre… Le monde moderne industriel a généré plusieurs types de pollutions. Ces problèmes sont bien réels, parfois très graves. Ils ont provoqué ces dernières décennies une prise de conscience des populations, du gouvernement etc.. En même temps s’est développée une idéologie qui tend à interpréter ces problèmes de société uniquement sous l’angle des rapports à l’environnement en faisant fi des autres composantes de l’humanité. Des discours alarmistes nous affirment que la planète Terre serait en danger, pour cause de surpopulation, de pollutions diverses, d’exploitation outrancière de ressources non renouvelables … L’exemple le plus actuel est le réchauffement du climat. Sans entrer dans les détails ou dans une controverse hors de sujets ici, rappelons que celui-ci :

1)est une hypothèse, sérieuse, mais non une certitude ;

2)l’amplitude de ce réchauffement est sujette à caution, peut avoir des conséquences graves pour certaines régions mais à priori non catastrophique pour la planète ;

3)la responsabilité anthropique (c’est-à-dire de l’homme) est sans doute faible ;

4) des amplitudes plus ou moins fortes de réchauffement ou de refroidissement du climat se sont déjà produites à l’échelle historique ; par exemple « l’optimum médiéval » aux environs des XI ème et XIII ème siècles, ou le « petit âge glaciaire » au début du XVIIIe siècle. Le réchauffement attesté du climat aux alentours des XI ème et XIII ème siècles a permis aux Vikings de s’établir ces quelques siècles sur les côtes de ce qu’ils ont appelé « le pays vert », car ce réchauffement a favorisé la végétation, terme qui nous est resté dans le nom « Groenland », après le refroidissement, la disparition de la végétation et le départ des Vikings.

Des écologues (c’est-à-dire des scientifiques se préoccupent de la science écologie) crédibles contestent d’ailleurs ce catastrophique et affirme que la planète Terre ne va pas si mal que cela.

Le terme « écologisme » désigne lui plutôt des idéologies, qui comme toute idéologie, identifie la totalité de la réalité avec un aspect de celle-ci, ici les faits écologiques, pour ne plus interpréter la réalité de la Création et l’homme qu’à travers ce prisme.

Les différents courants de l’écologisme idéologique.

Dans son récent ouvrage, « la face cachée de l’écologie » (éditions du CERF), Laurent LARCHER distingue plusieurs courants de l’écologisme.

1) le courant environnementaliste : c’est le courant pour lequel la nature est un objet de consommation, pour le plaisir exclusif du consommateur. Il représente un produit de synthèse entre l’esprit libertaire de mai 1968 et la société de consommation. C’est une sorte d’hédonisme vert.

2) le courant utilitariste, pour qui l’animal est plus qu’un animal : il n’y aurait qu’une différence de degré ou d’évolution entre l’animal et l’homme, et non une différence de nature. L’animal a donc des droits comme l’homme… Certains vont jusqu’à affirmer que l’animal est la dernière victime du racisme humain et on parle alors d‘ « antispécisme », le fait de considérer l’espèce humaine comme supérieure aux animaux étant assimilé à un racisme… Inutile de dire que les conséquences de cette idéologie sont à l’opposé de tout humanisme et sont très graves. Un animal adulte est plus respectable, a plus de droit, que le bébé ou un embryon humain. Les représentants de ce courant sont des partisans acharnés et des militants de l’avortement. Certains des groupuscules activistes d’opposants à la chasse, aux corridas, sont fortement imprégnés de cette philosophie et font parfois des actions très violentes y compris sur les personnes physiques.

3) le troisième courant est celui de l’écologie profonde (en anglais la « Deep Ecology »), pour qui la terre est une entité vivante (dénommée « Gaia ») . L’homme n’est qu’un élément d’un tout qui le dépasse …, il n’est évidemment pas à l’image de Dieu. Est moral ce qui concoure au maintien de l’équilibre écologique global, même si cela doit nuire à des hommes ou des populations diverses … L’existence et le pouvoir équilibrateur de la planète Terre (Gaïa) serait aujourd’hui menacée par la « surpopulation » de l’espèce humaine, et les activités qui en découlent, en particulier la puissance de la technologie moderne.

J’ajouterai pour ma part un quatrième courant : l’écologie issu des mouvements trotskistes et aujourd’hui plus ou moins rassemblés dans « les Verts ». Il s’agit là d’un courant très politique et opportuniste, qui se sert des problèmes écologiques actuels, souvent bien réels, dénonce le libéralisme, dont les excès sont effectivement source de graves déséquilibres, pour tenter de faire basculer la société et imposer un modèle communiste. Le désastres écologiques des pays de l’ex-URSS et de certains pays de l’est, conséquences du matérialisme et du mensonge communiste sont carrément occultés … Pour ce courant les revendications n’ont souvent qu’un rapport lointain, voire aucun avec la protection de l’environnement ou avec un mode de vie « naturel » . Lorsque ils défendent l’agriculture biologique ou dénoncent certaines pollutions effectives, OK cela peut être considéré comme de l’écologie, mais on peut chercher par exemple en quoi le mariage des homosexuels, profondément et objectivement contre-nature (avec tout le respect que l’on doit aux personnes homosexuelles comme le rappelle le CEC) a un rapport avec la protection de l’environnement …De même pour la libération du cannabis, substance toxique pour l’organisme et que toute personne préoccupé d’un genre de vie sain ne peut que rejeter, etc…

Pire encore est leur position sur le respect de l’embryon, l’avortement étant farouchement défendu comme un « droit de l’homme » et tout militant ayant un avis contraire étant proprement exclu.

Comme le fait remarquer Laurent Larcher, Le point commun de ces courants, parfois forts différents, de l’écologisme est qu’ils sont tous profondément antichrétiens et anti-humanistes

Les reproches faits au Christianisme.

Donc, tous les problèmes précédemment évoqués seraient dus au christianisme, ou du moins au développement de la société occidentale chrétienne.

Ce qui particulièrement est mis en accusation, c’est la vision anthropocentrique chrétienne, plaçant l’homme au cœur de la création et en « maître » de celle-ci. Mais il faut interpréter cette notion comme nous allons le voir. En effet l’homme est à l’image de Dieu est-il dit en Genèse 1, 26,27 . Et il n’y a bien que l’homme à son image, d’où l’éminente dignité de celui-ci. Dieu dit aussi à l’homme de « dominer la création et de la soumettre », et encore « de se multiplier », en Genèse 1,28. Les atteintes à l’environnement, la surpopulation, la baisse de la biodiversité dans les écosystèmes agricoles et naturels etc., seraient la conséquence de cet état d’esprit qui imprègne notre société chrétienne et post-chrétienne et qui nous pousse à voir dans l’animal, les plantes ou la nature en général, des choses créées pour l’usage de l’homme et dont il peut se servir à sa guise. Le consommateur qui jette ses déchets sans se préoccuper de leur devenir ou des nuisances, l’éleveur qui élève des poules en batterie, ou des taurillons en box, l’industriel qui pollue la rivière, l’air, les terres, des déchets de l’usine, …, la déforestation, la désertification, l’érosion des terres, le pillage des mers, l’exploitation des ressources minières non renouvelables, le dégazage en mer des cargos, les marées noires, etc… seraient la conséquence de cette vision anthropocentrique chrétienne.

Qu’en est-il réellement ?

On peut admettre que beaucoup de ces problèmes sont la conséquence de la société industrielle moderne c’est-à-dire occidentale et sont dus, soit à des ignorances, soit à des négligences plus ou moins graves de nos générations. Mais il ne faut pas oublier non plus que certains de ces problèmes existaient avant le développement de l’Occident et que dans un passé plus ou moins récent ont pu provoquer de graves déséquilibres écologiques. Par exemple certaines déforestations, ou la création de déserts, par surpâturage.

Mais la question fondamentale c’est en fait : la société industrielle, responsable de ces méfaits, est-elle, elle-même chrétienne ? On peut légitimement se le demander.

Ce qui est vrai, c’est que le Judaïsme et à sa suite le Christianisme considèrent l’Univers comme une création de Dieu, et non comme Dieu lui-même, à la différence de toutes les autres religions de l’Antiquité. Et c’est sans doute cette vision de l’Univers, qui en le désacralisant, a permis à l’esprit occidental de s’affranchir des blocages et des pesanteurs dues aux philosophies païennes et de libérer l’esprit des hommes pour chercher les secrets et les mécanismes de la nature, animée et inanimée, celle-ci n’étant plus divine. Accessoirement cela a permis aussi de développer la notion de « personne humaine » et d’aboutir aujourd’hui à nos fameux « droits de l’homme », notion profondément chrétienne, quelquefois dévoyée aujourd’hui, et dont il faudrait repréciser le sens. La vraie pensée scientifique doit énormément au tour d’esprit et à la philosophie induite par le Christianisme. On peut affirmer que le développement fantastique des sciences (et des techniques qu’elles permettent) de notre société est la conséquence du christianisme. Ce n’est pas par hasard que l’explosion des sciences a eu lieu en Occident Chrétien, alors que d’autres civilisations du monde antique avaient alors de l’avance sur le continent européen (en particulier l’extrême Orient). Le climat de plus grande confiance dans les rapports humains et commerciaux, permis par l’expansion du christianisme (interdiction du mensonge, prise en compte et défense des plus pauvres, …) a également grandement contribué au développement technologique et économique de notre civilisation (cf conférence sur les valeurs chrétiennes, conditions de la prospérité durable lors du 13e et dernier forum chrétien de la Vie Active et Culturelle à Paray le Monial) .

Je pense que le malheur est venu que le déclin du christianisme a commencé au moment de l’explosion de ces sciences en Occident, et que la mesure, la tempérance, la prudence, toutes les nuances et les gardes-fous patiemment construits par la pensée chrétienne pendant plus de 15 siècles qui auraient du accompagner les applications de ces découvertes ont décliné avec la perte d’influence du christianisme à partir de la fin du XVIIIe siècle. C’est à dire que les pouvoirs immenses, les techniques mises au point par ces sciences ont été utilisées par des hommes et des sociétés de moins en moins conscients des devoirs de respect envers la Création et les hommes que ces pouvoirs demandaient. Science sans conscience …

Il faut bien prendre conscience que ce que l’on appelle la société industrielle, celle qui a développé depuis le XIXe la technologie dont nous nous servons, s’est développé à partir (et à la suite …) de la Révolution française, et s’est formée à partir des élites intellectuelles qui ont renversé l’ancien Régime, profondément antichrétiennes, et particulièrement anticatholiques.

Il est intéressant aussi d’examiner plus précisément certaines de ces critiques « Emplissez la terre et soumettez la. Dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux. » Genèse 1, 28. Dominer et de soumettre. Que n’a t on pas dit et interprété là dessus ! Ces termes sont à redéfinir…

Dans le document intitulé « le respect de la création » de la commission sociale des évêques de France, (2001) voici ce qui est dit :

Dans un passé récent, les verbes « soumettre » et « dominer » ont été interprétés, dans certaines théologies du travail entre un sens trop dominateur, comme si l’homme était démiurge et jouissait de tous les pouvoirs…(§11)

…Ainsi, l’homme n’est pas le maître absolu de la création. S’il a le droit d’en user, il n’a pas celui d’en abuser. Il doit en être l’intendant et le gestionnaire responsable. C’est une gérance qui lui est confiée afin qu’il la fasse fructifier et la rende habitable pour tous…(§12)

Effectivement il faut prendre conscience que le sens de ces deux verbes a changé, s’est perverti, en quelques générations… Dans l’idée de « dominer », qui vient de « domus », la maison, c’est bien d’organiser, de gérer les biens de la maison « nature » , de l’habitat humain, qui est présente, et de les gérer en les protégeant (l’homme placé dans le jardin pour le cultiver et le garder !) Alors qu’aujourd’hui le mot « dominer » a pris le sens de pouvoir plus ou moins arbitraire, absolu, exercé pour le bon plaisir d’un tyran. Dans Sollicitidus Rei Socialis , § 34, voici ce que Jean-Paul II affirme : « La domination accordée par le Créateur à l’homme n’est pas un pouvoir absolu, et l’on ne peut parler de liberté « d’user et d’abuser », ou de disposer des choses comme on l’entend. »

De même le verbe « soumettre » a pris un sens péjoratif aujourd’hui alors que l’idée du texte biblique est plutôt « mettre sous la protection », « sous la juste gérance » … Ce qui change tout ! La traduction de ces notions par ces deux verbes, il y a quelques générations était juste. Aujourd’hui, les mots ayant changé de sens, elle ne l’est plus. Je pense qu’il faudrait donc aujourd’hui revoir la traduction de ces idées et chercher des mots ou des expressions fidèles à l’esprit du texte. On ne peut que faire fuir des lecteurs non avertis si on continue à employer ces mots, aujourd’hui faux, dans les traductions pour grand public.

« Yahvé-Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder » Dans le second récit de la genèse (2,15), le plus ancien, Dieu modèle l’être humain à partir de la terre : Adam signifie effectivement « le terreux ». Dieu lui donne une mission : il le place dans un jardin et lui confie. L’homme doit veiller sur ce jardin, le cultiver, en prendre soin. Le jardin c’est aussi la création. L’homme placé dans ce jardin peut user des fruits de la nature tout en l’entretenant et en la protégeant. C’est bien le premier rôle donné par Dieu à l’homme. Par essence même le christianisme est donc porté au respect de la Création, œuvre de Dieu et habitat de l’homme. Si des chrétiens n’ont pas respecté ou ne respectent pas cette donnée, il sont en opposition avec cette mission première confiée par Dieu.


Autres réflexions : On peut remarquer que les problèmes environnementaux deviennent préoccupant depuis 2 siècles environ, c’est-à-dire depuis le début de l’industrialisation. Or c’est justement depuis 2 siècles que le christianisme est « en régression » d’un point de vue philosophique et politique (fin du XVIIIe siècle, la révolution française, les révolutions industrielles dans différents pays d’Europe ), que son influence sur la société décline de plus en plus …

Or la révolution industrielle en Europe s’est faite en pays chrétiens par des régimes qui étaient profondément hostiles au christianisme et cherchant même à l’éradiquer.

Les milieux humains responsables de l’ industrialisation en France, sont les descendants (au moins spirituels, assez souvent biologiques) des révolutionnaires de 1789, ceux qui ont renversé la royauté et le catholicisme. En Angleterre et en Allemagne, ce ne sont pas les milieux catholiques qui ont fait (et profité) de l’industrialisation. Rappelons la thèse de Max Weber sur les origines protestantes de l’industrialisation.

Les banques qui ont soutenu le processus de l’industrialisation sont d’origine diverses : athée, protestantes, juives, ou autres,… Mais aucune n’est catholique ! L’état d’esprit qui a conduit à considérer la nature comme un matériau gérable utilisable à merci qui a conduit à considérer le monde vivant (y compris l’homme) comme un matériau auquel on peut appliquer des processus industriels, qui a exploité terriblement l’homme et provoqué la misère des milieux ouvriers du XIXe siècle, n’est pas issu de la pensée chrétienne et surtout pas catholique mais de certains de ces ennemis les plus acharnés ! Il y a la matière à étudier, à rechercher et il serait souhaitable que des chercheurs se penchent honnêtement sur ces aspects

Mais que font les chrétiens ?

Un piège est actuellement en train de se refermer autour des chrétiens. De même que le communisme a accusé injustement le christianisme d’être responsable de la misère humaine des sociétés industrielles du XIXe siècle, et a voulu faire la révolution (c’est-à-dire le contraire de l’exploitation de l’homme par l’homme …), l’écologisme aujourd’hui accuse tout aussi injustement, mais fort adroitement, est toujours avec l’appui des intellectuels, des médias, et en plus du corps enseignant, le christianisme d’être responsable des atteintes, parfois bien réelles à l’environnement.

Le XIXe siècle a vu la naissance du communisme qui est en quelque sorte une hérésie du christianisme social, une doctrine sociale de l’église pervertie. Le XXe siècle a vu les dégâts monstrueux du communisme (plus de 100 millions de morts).

La fin du XXe siècle a vu la naissance de l’écologisme qui est aussi une hérésie du christianisme, de la théologie de la Création pervertie. Si on ne combat pas cet écologisme, le XXIe siècle pourrait connaître un totalitarisme aussi destructeur, voire plus, de l’humanité

Pour Laurent Larcher, la riposte chrétienne est un terrain en friche …Donc qui reste à défricher !

Nous autres chrétiens, en particulier catholiques, n’avons pas conscience de ces attaques qui sont actuellement menées contre nous, auprès des jeunes générations en particulier. Nous sommes plus ou moins désinformés et souvent culpabilisés, à tort, ce qui nous rend incapables de réfléchir aux causes réelles des problèmes évoqués. Nous avons l’urgence et le devoir de nous intéresser à ces questions, de manière rationnelle et sans culpabilisation préalable.

Si on les regarde d’un peu plus près pourtant, de nombreux chrétiens sont directement ou indirectement engagés dans la protection de l’environnement.

Les évêques français ont publié en 2001 le document déjà cité « le respect de la création » qui tente de faire un premier point intéressant de la question. Mais comme le constate Laurent Larcher, l’épiscopat français est malheureusement peu alarmé par l’écologie tendance progressiste c’est-à-dire révolutionnaire, il ne semble pas comprendre pas le danger, mis à part quelques exceptions. Je constate pour ma part par exemple qu’il est fréquent d’entendre sur les radios chrétiennes des représentants des « Verts » dès qu’il est question d’écologie, et que les aspects anti-humanistes et incompatibles de leur idéologie pour les chrétiens ne sont jamais abordés … L’épiscopat français est beaucoup plus alarmiste dès qu’il s’agit du courant réactionnaire (la nouvelle droite, le GRECE, Alain de Benoît) qui est pourtant ultra minoritaire et sans danger réel.

Citons le Père Joseph Marie Verlinde , qui à travers ses conférences, ses livres, son site Internet, sur l’écologie néo-païenne,et ses relations avec le « New Age » connais une certaine notoriété. Également certains auteurs, par exemple Gérard Leclerc (« Pourquoi veut-on ton tuer l’Eglise ? », Presses de la renaissance, 2002).

Le pape Jean-Paul II lui, nous alerte depuis des années sur la gravité des problèmes écologiques, à travers de nombreuses déclarations et textes, y compris dans des textes très officiels. Malheureusement ces textes ne sont pas ou très peu repris, à ma connaissance, dans les diocèses, ou les paroisses.

Voir en annexes jointes quelques déclarations qu’il conviendrait de lire ou relire ainsi que certains passages particulièrement éclairants de l’encyclique Centésimus Annus aux paragraphes 37, 38 et aussi de Sollicitidus Rei Socialis, paragraphe 34. Le fond du message de Jean-Paul II est que la véritable écologie doit respecter à la fois la création et l’homme lui-même, seule créature à l’image de Dieu.

Pourrait-on suggérer de créer des Pastorales de la Création, dans certains diocèses, Pastorales qui seraient chargées de réfléchir et de se préoccuper des problèmes écologiques, humains et physiques, dans une lumière chrétienne ?

L’écologie chrétienne existe, elle est complète à la fois humaine (respect de l’homme) et physique (respect de la création, la nature). Elle demande à être mieux connu, expliqué, … et bien sur appliqué. A chacun de nous d’y participer à sa mesure.

Quelques livres et documents :

De Jean Bastaire, préfacé par le Cardinal Philippe Barbarin : « Les gémissements de laCréation » : vingts textes sur l’écologie, de Jean Paul II

De Laurent Larcher : la face cachée de l’écologie (2004).

De Bjorn Lomborg : l’écologiste sceptique 2001).

De Pierre Kholer : l’imposture verte (2002).

De Luc Ferry : le nouvel ordre écologique (1992).

Terre de Dieu, terre des hommes (2000) du conseil Pontifical Justice et Paix, à l’occasion du Jubilé du monde agricole.

Le respect de la Création, de la commission sociale des évêques de France.

Et bien sûr les conférences du Père Henri, disponibles à la librairie des Journées Paysannes