Billet spirituel - Juillet 2020

Mardi 21 juillet 2020

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Après la mort, la résurrection !

« Que la terre bénisse le Seigneur ; qu’elle le loue et l’exalte à jamais ! » (Dan 3, 74) . Elle a échappé au confinement parce que les « décideurs » n’ont pas su comment arrêter le cours de l’histoire ; pourtant ils avaient bien programmé la suspension de toute activité mais pas de cette activité liée au commandement que nous lisons dans le livre de la Genèse : 1,11 Dieu dit : « Que la terre fasse pousser du gazon, des herbes portant semence, des arbres a fruit produisant, selon leur espèce, du fruit ayant en soi sa semence, sur la terre. » Et cela fut ainsi. 12 Et la terre fit sortir du gazon, des herbes portant semence selon leur espèce, et des arbres produisant, selon leur espèce, du fruit ayant en soi sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Nous savons pourtant que cette activité liée au premier règne de la vie, le règne végétal, premier jardin confié à l’homme, aura un terme et surtout d’ailleurs la vie que nous menons aujourd’hui, terme d’abord personnel - et la pandémie nous l’a rappelé brutalement - et puis terme universel : nous le comprenons bien en lisant les derniers chapitres de saint Matthieu : « Ch 24, 1 Comme Jésus, sorti du temple s’en allait, ses disciples s’approchèrent pour lui faire remarquer les constructions du temple. 2 Prenant la parole, il leur dit : « Vous voyez tout cela, n’est ce pas ? Je vous le dis en vérité, il n’y sera pas laissé pierre sur pierre qui ne soit renversée. 3 Lorsqu’il se fut assis sur la montagne des Oliviers, ses disciples s’approchèrent de lui, à part, et dirent : » Dites-nous quand ces choses arriveront, et quel sera le signe de votre avènement et de la fin du monde ? "

Alors que faire pour revivre après le confinement et porter de bons fruits en attendant, chacun, l’échéance finale ?

La réaction des catholiques que nous sommes, est-elle à la hauteur de notre foi en Jésus Vivant au Très Saint Sacrement « source et sommet de notre vie chrétienne », et nous accompagnant jusqu’à la fin des temps et devant nous introduire ensuite dans son éternité bienheureuse dans laquelle nous serons stabilisés ? « Venez, les bénis de mon Père : prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la création du monde  » (Mtt. 25, 34). Que répondre ? Jésus est - il vivant chez nous ? c’est à dire :

  • dans notre vie quotidienne, rythmée, par exemple, par l’Angélus matin, midi et soir ;
  • dans nos intelligences qui devraient être illuminées par une petite lecture de l’Écriture Sainte chaque jour comme nous y exhorte souvent notre Saint-Père François, et ce devrait être facile puisqu’il y a maintenant suffisamment de publications avec les textes des messes quotidiennes ou de la liturgie des heures ;
  • dans nos cœurs qui devraient nous presser d’exercer une charité inventive comme la célèbre saint Paul (1re aux Corinthiens ch 13) ; « si je n’ai pas la charité, je ne suis rien ; »
  • dans nos maisons qui devraient ressembler à celle de Nazareth : le rayonnement de la joyeuse liberté des enfants de Dieu ;
  • dans notre profession qui réclame l’exercice de la justice à la saint Joseph, c’est à dire compétence et honnêteté avec le souci de faire davantage dans un esprit de service ; - dans notre quartier qui devrait rayonner de relations de proximité comme une traduction allant de soi de notre relation à Dieu, puisque nous n’avons que notre prochain, et souvent, le plus proche pour tester ce que vaut notre amour pour Dieu ;
  • enfin dans notre cité et dans la gestion ordinaire de notre société où devrait régner la tranquillité de cet ordre qui ne vient que de Dieu puisque Jésus Fils de Dieu ayant pris chair humaine pour pouvoir souffrir et réconcilier toute l’humanité avec son Père, a recueilli dans ses mains saintes et vénérables toute notre histoire humaine avec la succession des générations et des gouvernements que nous nous donnons et il l’a introduite dans la paix de Dieu : Nous n’avons donc à craindre, dans notre soumission à l’autorité de Jésus vivant, ni une confusion du spirituel et du temporel, ni une laïcité coincée mais au contraire, il nous faut expérimenter la liberté des enfants de Dieu dans tout ce que nous sommes et dans toutes nos occupations, en sachant que le Seigneur se réjouit de toutes nos initiatives pour faire avancer son Royaume en nous et autour de nous.

Alors, joyeusement, pour nous, vive Jésus ! Et laissons à qui s’en fait ses choux gras, son train de vie du monde avec sa pensée unique, sa volonté unique et son comportement unique !

Un moine de l’Abbaye de Triors

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