Lundi 2 mars 2009

Organismes Humains Génétiquement Modifiés

Le cardinal Philippe Barbarin a faire preuve de « responsabilité » en matière d’écologie, dénonçant ceux qui ne respectent pas la terre et qui volent ainsi « aux générations quelque chose à quoi elles avaient droit ».

ROME, Dimanche 1er mars 2009 (ZENIT.org) -

« Les gens se sont aperçus que l’écologie est une responsabilité majeure par rapport aux générations futures », a expliqué le cardinal Barbarin. « Et, s’ils sont chrétiens, ils savent que c’est aussi une exigence intérieure de leur foi ».

Si le Concile Vatican II ne s’est pas exprimé sur l’écologie, « la référence écologique est très présente » dans le ‘Catéchisme de l’église catholique’, a rappelé le haut prélat. Notamment dans la partie évoquant la théologie chrétienne de la Création. On trouve là une explication du commandement biblique : « Emplissez la terre et soumettez-la » (Gn 1, 28), qui doit s’entendre en écho avec l’autre invitation, celle de « cultiver le sol et de garder » la terre-jardin, où l’homme est placé (Gn 2, 16). Autrement dit : « Cette terre, gardez-la, vous en êtes responsables devant les générations futures ! »

« Plus étonnant est le commentaire, dans ce même Catéchisme, du septième commandement donné par Dieu à Moïse au Sinaï : « Tu ne voleras pas » (Ex 20,15) », a-t-il poursuivi. « Là, on comprend que transformer les rivières en égouts et les mers en poubelles, c’est voler ceux qui viendront après nous ! » « Nous nous comportons de telle sorte que nous volons aux générations quelque chose à quoi elles avaient droit », a dénoncé le cardinal français. « La terre, c’est fondamental ; elle est une mère nourricière. Il ne faut pas supporter qu’on l’abîme ! »

L’archevêque de Lyon a aussi évoqué « notre façon de consommer en général ». « Je trouve qu’on peut apprendre aux gens à vivre tout aussi bien et même mieux, tout en offensant moins les pauvres ». « On le voit pendant les vacances, où il y a tant de moments frelatés, alors qu’il est si simple et magnifique de marcher en forêt ou dans la montagne, de se baigner dans une rivière… » Pour le cardinal Barbarin, « les choses les plus simples donnent un plaisir incroyable ». « Notre gâchis est une grave blessure pour une grande partie de l’humanité ».

Dans cette interview, le Primat des Gaules s’est enfin indigné contre les OHGM. « Pourquoi une telle véhémence contre le maïs transgénique, alors qu’on trouve normal de mélanger un ovule de vache avec des tissus humains ? Pour moi, c’est une incohérence grave ». « Car nous sommes maîtres de la nature, mais le corps de l’homme est sacré, ‘indisponible’ », a-t-il affirmé. « Notre corps n’est pas un amas de cellules disponibles pour la science ».